jeudi 15 août 2013

A deux centièmes du bonheur !


Il est passé tout près, trop près. Deux petits centièmes exactement. Parti à l’aveugle du couloir 8, Jonathan Borlée a livré une course parfaite. Sur les conseils du paternel, « Jo » a opté pour un départ rapide pour réaliser sa meilleure course de la saison, avec à la clé un chrono de 44’54. Soit la deuxième meilleure performance de sa carrière.

A l’entame de la dernière ligne droite, il était très bien positionné. La médaille de bronze en ligne de mire. Jonathan n’a pas vraiment faibli. Mais le Dominicain Santos a terminé sa course de manière exceptionnelle. Un finish en boulet de canon pour coiffer notre compatriote sur le fil. Cruelle déception. En montant sur la troisième marche du podium, il aurait égalé la performance de son frangin, médaillé de bronze aux Championnats du Monde de Daegu en 2012.

Certes la déception doit être immense pour notre champion mais sa course fut brillante. La chance n’était pas de son côté. Une fois de plus le tirage au sort pour l’octroi des couloirs nous fut défavorable. L’histoire se répète puisqu’en finale des JO de Londres, Kevin avait hérité du couloir 9. Il est impossible dans ce couloir de se situer par rapport à la concurrence et de savoir si on est dans le bon rythme.

Les championnats du Monde, c’est du très haut niveau. Il convient d’applaudir la performance de Jonathan Borlée : il est le quatrième meilleur athlète du monde dans sa discipline ! Il faut le souligner.

Pour les Borlée, ces championnats ne sont pas finis. On peut toujours rêver d’une médaille dans le relais 4 X 400 mètres. Il faudra que le coach et papa trouve les mots justes pour booster ses jumeaux pour cette course. Car avec la présence du cadet Dylan, on pourrait assister à quelque chose d’unique dans l’histoire des Championnats du Monde : trois frères en finale d’une course, et croisons les doigts, trois frères sur un podium ! Du jamais vu. Rendez-vous ce jeudi pour les séries du relais 4 X 400 mètres.

  

Chill

 

samedi 10 août 2013

Tout baigne au Standard de Liège


En Football la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Et le Standard de Liège n’échappe certainement pas à cette règle. Fin de saison dernière le président Duchatelet annonce que le contrat de Mircea Rednic ne sera pas reconduit alors que celui-ci décroche une qualification pour les tours préliminaires de l’Europa League. C’est l’Israélien Guy Luzon qui lui succède dans le training d’entraîneur principal. Malgré l’excellent travail accompli par le Roumain, Guy Luzon possède, selon Mr Duchatelet, plus d’atouts pour amener le Standard vers les sommets. La bombe est lâchée ! Les propos du président provoquent l’ire des supporters qui réclament sa démission. Ceux-ci n’hésitent pas à s’inviter dans les bureaux du président pour manifester leur mécontentement, parfois avec virulence. La journée porte-ouverte sera même annulée.

Et ce n’est pas tout. Les joueurs clés comme Vainqueur (qui cassera son contrat), Ezekiel, Batshuayi, réclament une revalorisation salariale sous peine de céder aux appels du pied de l’ennemi juré anderlechtois.

L’atmosphère pourrie alerte le monde politique qui n’accepte pas les débordements de certains énergumènes et s’inquiète pour l’image du club. Sous la pression des fans, Mr Duchatelet annonce son retrait du club. Mais pas sans condition : les nouveaux actionnaires doivent être acceptés par les partenaires commerciaux du club et par la majorité des abonnés. L’ambiance est plutôt pesante dans les travées de Sclessin même si le staff et les joueurs affirment se concentrer sur l’aspect sportif.

Et puis Mr Duchatelet fait son mea culpa : il reconnaît avoir sous-estimé l’impact de ses décisions ainsi que des erreurs de communication. Faute avouée à moitié pardonnée ? Peut-être car ensuite les choses s’enchainent favorablement. Vainqueur, Ezekiel, Batshuayi prolongent leur contrat. Mieux ! … Duchatelet délie les cordons de la bourse pour renforcer le noyau avec les arrivées de de Camargo et Thuram. Le club espère toujours faire resigner le défenseur Kanu, voire Luarent Ciman. En attendant les résultats suivent. Tant sur la scène européenne qu’en championnat le Standard demeure invaincu. Les spécialistes pointent même les Rouches comme un candidat sérieux dans la course au titre. Le club retrouve confiance et sérénité. Les supporters semblent apaisés par les résultats de leur équipe. Les candidats-repreneurs ne se poussent pas au portillon et Mr Duchatelet se voit indirectement renforcé dans sa position de président.

Qui a parlé de crise au Standard ?
 

Chill

samedi 1 juin 2013

Les 23 Diables Rouges sélectionnés pour le Brésil


En battant les Etats-Unis sur ses terres, les Belges ont préparé de la meilleure manière le match capital face à la Serbie.  Car vendredi prochain, une victoire est impérative pour conserver la première place du groupe et se rapprocher un peu plus du Brésil. A un peu plus d’un an de la Coupe du Monde, des joueurs apparaissent comme incontournables parmi les Diables. Si aujourd’hui Wilmots devait coucher  la liste des 23 sélectionnés pour le Brésil qui seraient les heureux élus ? Entrons dans la peau du coach national ….

Les certitudes :

1.    T. Courtois : 21 ans et un palmarès déjà conséquent. Il fait partie du top 5 des portiers européens. Incontournable.

2.    S. Mignolet : titulaire indiscutable et régulier dans son club, il est le remplaçant de luxe de T. Courtois.

3.    V. Kompany : capitaine et leader charismatique, sens de l’anticipation, Vince the Prince, est l’élément clé de la défense centrale.

4.    T. Vermaelen : défenseur solide et complet, il forme avec Kompany une charnière défensive rassurante.

5.    J. Verthongen : souvent titulaire, ses prestations sont moins convaincantes qu'en club. Grosse frappe de balle. De plus sa polyvalence peut s’avérer précieuse.

6.    A. Witsel : en pare-chocs devant la défense il organise le jeu des Diables et possède toutes les qualités du joueur complet : physique, technique, lecture du jeu, couverture de balle.

7.    M. Fellaini : Big Mo fera partie du voyage. Important dans les airs, son rôle n’est pas le même qu’à Everton où il joue un cran plus haut.

8.    M. Dembele : techniquement un des plus doués du groupe. Capacité à garder le ballon. Pas assez efficace à la conclusion.

9.    E. Hazard : Vif, technique, déroutant, le joueur de Chelsea peut à lui seul déstabiliser la défense adverse.

10.  K. Debruyne : impressionnant en Bundesliga et magnifique pourvoyeurs d’assists. Gros volume de jeu.

11.  C. Benteke : l’homme but de la sélection. Fort dans les duels il a énormément progressé au niveau de l’efficacité.

12.  R. Lukaku : belle saison pour l’ancien anderlechtois. Wilmots lui préfère pour le moment Benteke mais il est impensable de se passer du physique et du jeu en profondeur de Romelu.

13.  K. Mirallas : n’est pas non plus un titulaire indiscutable mais ses courses peuvent faire mal à l’adversaire. Il dispute souvent des bonnes rencontres avec les Diables.

14.  N. Chadli : Joueur travailleur et puissant. Doté d’une belle technique, il ne rechigne pas à la tâche. Marque facilement en club.

Les probables :

15.  D. Van Buyten : fait partie du groupe depuis des années. Attention tout de même au temps de jeu dont il bénéficiera la saison prochaine avec le Bayern.

16.  N. Lombaerts : titulaire indiscutable au Zénith il peut jouer dans l’axe ou côté gauche.

17.  T. Alderweireld : Il alterne le bon et le moins bon. Il ne fera peut-être jamais l’unanimité mais est chaque fois repris dans le groupe.

18.  D. Mertens : Dans un rôle de joker, le feu follet du PSV peut débloquer une rencontre par un but ou un assist.

19.  J-F. Gillet : nous irons aux Etats-Unis avec trois gardiens et J-F. Gillet devrait être le troisième.

20.  T. Simons : grand professionnel, le vétéran du groupe est toujours titulaire en club et Wilmots compte sur lui.

21.  S. Defour : même si le joueur étoffe son palmarès au Portugal, il n’est pas un titulaire indiscutable dans son club. Chez les Diables, vu l’abondance de qualité en milieu de terrain, il doit s’assoir sur le banc. Doit s'imposer à Porto ou ailleurs.

22.  G. Gillet : en balance avec T. Alderweireld pour le poste de back droit. Plus offensif,  sa capacité à marquer pourrait jouer en sa faveur.

23.  J. Vossen : barré par plus fort il doit se contenter d’un faible temps de jeu. Mentalité positive.


Les possibles :

 
24. S. Pocognoli : pourrait faire partie des « probables » car c’est un vrai arrière gauche. Son transfert en Bundesliga va lui conférer une autre dimension.

25. P. Mboyo : en balance avec Vossen pour le poste de quatrième attaquant. Son gabarit pourrait jouer en sa faveur.

26. M. Lestienne : si sa saison 2013-2014 est du calibre de la défunte saison, il pourrait coiffer un joueur comme D. Mertens sur le fil.

27. S. Proto : a compromis ses chances en parlant trop. Dommage car sur base des deux dernières saisons il mériterait d’être dans le groupe des 23.

28. L. Ciman: il est régulièrement appelé dans le groupe mais doit se frotter à des joueurs évoluant dans des championnats plus relevés.

Ce sera difficile ou surprises : J. Van damme, De Ceulaer, Buffel – Meunier (s’il est épargné par les blessures il pourrait être la surprise du chef au poste d’arrière droit) – Hazard T. (doit encore grandir)

Une sélection qui pourrait être facilitée par les blessures ou les méformes persistantes. Ou compliquée par l’éclosion de nouveaux talents. Affaires à suivre.


Chill

 

lundi 31 décembre 2012

N’est pas consultant sportif qui veut !


Consultant voilà un terme à la mode utilisé à toutes les sauces. On parle de consultant dans le milieu professionnel. Et le sport de haut niveau n’échappe pas à la règle. Mais qu’est-ce qu’un consultant et quel est son rôle ? On pourrait définir le consultant comme étant une personne experte dans un domaine déterminé, capable de fournir des analyses et des explications claires sur une situation ou une problématique. Le top du consultant vous apportera aussi des pistes de réflexion, voire des solutions aux problèmes.

Aujourd’hui les journalistes sportifs donnent l’impression de ne plus s’en sortir quand on voit l’abondance de consultants sur les plateaux télé. Le consultant est censé enrichir une émission, apporter une plus-value, un « éclairage ». Parfois cependant les ampoules semblent grillées et les plombs sautent. La cacophonie règne alors sur le plateau.

La plupart du temps, le consultant exprime simplement son opinion. Le football étant le sport le plus populaire, le plus médiatisé, nous jouons tous à un moment donné le rôle de consultant. Entendez par là qu’au coin d’un bar, dans une buvette, ou le postérieur vissé dans le divan, il nous est tous arrivé d’émettre un avis sur un match, un résultat ou sur la tactique du coach. Après chacun jugera de la pertinence des propos. Il en va de même pour les consultants sportifs. L’intérêt d’un consultant sportif dépend de sa capacité à expliquer le pourquoi du comment. Si cet objectif n’est pas atteint, la présence d’un consultant est superflue.

Parfois on semble entretenir une forme de tension sur le plateau, au profit de l’audimat. Un peu comme cela se passe au cours des débats politiques ; les intervenants sont nombreux, rarement d’accord, le ton monte et les chiffres et indices, qui devraient servir de base de travail, diffèrent complètement que l’on soit bleu, vert ou rouge. Conclusion : débat inutile. On connaît Stéphane Pauwels pour son franc-parler. Même si l’ex-trublion de la RTBF semblait souvent bien informé, ses propos manquaient à mon sens de nuance et ses attaques frontales ne favorisaient pas la discussion.

Amateur de football, rares sont les consultants qui me convainquent aujourd’hui. Trois personnes pour commenter un match de football c’est trop. C’est un peu comme le quatrième arbitre d’une rencontre. Insipide.

Par contre, dans d’autres disciplines, certains consultants s’en sortent vraiment bien. C’est le cas du Français Cédric Vasseur. Il excelle dans ce rôle. Il apporte son expérience de la course cycliste et nous éclaire sur les différentes stratégies des équipes en compétition. De quoi vivre la course intensément.

 

Chill

jeudi 27 décembre 2012

Zlatan Ibrahimovic au PSG pour gagner


Zlatan Ibrahimovic peut-il emmener le PSG vers un titre que tout un club attend depuis 1994? Tout semble possible pour le Suédois qui caracole en tête du classement des buteurs de Ligue 1. Ibrahimovic collectionne les titres en club et ce serait une performance de choix pour lui d’être sacré dans un quatrième pays après la Hollande, l’Italie et l’Espagne.  Deux titres de champion en Hollande, quatre en Italie, un en Espagne, le Suédois marque les esprits et affole les statistiques partout où il passe. Grand par la taille et le talent, impressionnant balle au pied, ce caractère fort a signé en France pour gagner des titres. Et à mi-chemin dans la compétition, le PSG vire en tête, talonné par Lyon et l’Olympique de Marseille. Les trois équipes ont le même nombre de points. La suite du championnat s’annonce passionnante.

La classe et l’expérience du géant suédois peuvent s’avérer un précieux atout dans la course au titre. Mais il vaudrait mieux que le joueur ne se blesse pas tant le PSG semble « Ibrahimo » - dépendant. Auteur de 18 buts, le titre de meilleur buteur lui semble déjà acquis. Il faut ensuite descendre très bas dans ce classement pour trouver un deuxième joueur du PSG soit K. Gameiro auteur d’à peine 5 réalisations. Le PSG peut également s’appuyer sur une très bonne défense avec seulement 12 buts encaissés.

Le Suédois terminera certainement dans le top 5 au classement du Ballon d’Or, soit le meilleur classement de sa carrière. Barré par la paire Messi-Ronaldo, Z. Ibrahimovic a déjà terminé à quatre reprises dans le top 10 de ce classement. Cette année, ses bonnes performances en club, ses buts d’anthologie et ses prestations avec l’équipe nationale devraient lui rapporter pas mal de points.

 

Chill

mercredi 14 novembre 2012

A qui le ballon d’or 2012 ?


Dans quelques semaines sera désigné le ballon d’or 2012. Parmi les favoris à la récompense suprême L. Messi et C. Ronaldo. Ces deux-là seront inévitablement sur le podium. Mais dans quel ordre ? Les deux ont inscrit des buts à la pelle. L. Messi a scoré à 50 reprises ! Le genre de statistique qu'on pensait uniquement possible dans des séries de 4ème provinciale. Et bien non. Certes la compétition espagnole prône un football offensif mais ce championnat reste un des plus relevés d’Europe. En embuscade, C. Ronaldo affiche 46 buts au compteur. Le Portugais a remporté le titre de champion d’Espagne. De plus, il s’est également illustré lors de l’Euro 2012 inscrivant 3 buts et propulsant le Portugal en demi-finale.

A. Iniesta devrait compléter le trio. L’Espagnol a disputé un bon tournoi en Pologne et en Ukraine. Le petit prodige pourrait créer la surprise et mettre tout le monde d’accord. Suivent les outsiders qui devront se contenter d’un top 5. Par exemple Pirlo, champion d’Italie sans défaite avec La Juventus et finaliste de l’Euro. M. Balotelli champion d’Angleterre et également auteur de quelques coups d’éclat lors de l’Euro. Mais aussi collectionneur de frasques avec son club. Enfin, Falcao vainqueur et meilleur buteur de l’Europa League.
 

Ce qui interpelle dans la liste des 23 nominés, c’est le peu de défenseur. On en dénombre deux : G. Piqué et S. Ramos, les frères ennemis. L’un évolue à Barcelone, l’autre au Real Madrid. Mais ils se retrouvent avec « bonheur » sous le maillot national. Deux défenseurs très réguliers et piliers de la Roja. Vincent Kompany aurait certainement mérité de faire partie des nominés. Mais le manque de résultat avec City sur la scène européenne et l’absence des Diables Rouges des grandes compétitions auront joué en sa défaveur.

 
Chill

mardi 23 octobre 2012

La machine Armstrong déraille


Voilà c’est fait. L’Uci a décidé de dépouiller Lance Armstrong de son palmarès. Envolé le record de sept victoires acquis sur la Grande Boucle. L’UCI s’est appuyé sur le rapport de l’Usada, l’agence américaine antidopage.

Celui, qui malgré de lourdes suspicions, a longtemps incarné courage et force de caractère, risque maintenant de passer pour le plus grand des tricheurs. Le dopage est le cancer du cyclisme et Armstrong semble être un de ses plus beaux représentants. Lance Armstrong a vaincu la maladie et le fait qu’il ait pu poursuivre sa carrière au plus haut niveau constituait déjà la plus belle des victoires. Mais a-t-il voulu rendre l’histoire plus belle encore ?

Le cyclisme est un sport exigeant qui requiert des qualités tant physiques que mentales. Si l’entraînement est primordial il faut aussi être capable de s’accrocher et de souffrir sur sa machine. Pourquoi un cycliste (ou autre athlète) est amené à se doper ? Obligation de résultat avec pression des sponsors ou des responsables d’équipe? Pour l’argent ? Pour la gloire ? Chaque cas est différent.

Les organisateurs et supporters ont-ils leur part de responsabilités dans les déboires des sportifs ? En instaurant des courses de plus en plus longues et difficiles, les organisateurs ne poussent-ils pas les cyclistes à franchir la ligne blanche ? On veut du spectacle, assister à des courses animées avec cinq cols à franchir, des attaques incessantes. Ce n’est pas tenable. De plus l’expérience montre que la succession des cols ne rend pas l’étape plus attrayante. Souvent les coureurs attendent la dernière ascension pour passer à l’offensive. Logique. Partir à 120 kilomètres de l’arrivée c’est audacieux, mais suicidaire. Raccourcir les étapes est le meilleur moyen d’avoir des courses dynamitées.

Lance Armstrong était assis sur une bombe à retardement. Il arrive un moment où les langues se délient. Sous la pression de l’Usada, les « ex-équipiers dopés » en quête de rédemption ont parlé. Histoire de soulager leur conscience et finalement concentrer l’attention sur celui qu’on présente comme l’instigateur du fléau. Jusqu’à présent il y avait toujours eu une forme de solidarité dans le peloton selon laquelle on n’accable pas un collègue ou un adversaire soupçonné de dopage. Une règle tacite. Eddy Merckx n’a jamais caché son soutien à l’Américain. Pour lui Armstrong dopé c’est de la foutaise. Parce que L. Armstrong a subi un nombre incalculable de contrôles et qu’aucun (ou presque) n’a pu le prendre en défaut. N’est-ce pas là se voiler la face ? Ou banaliser un phénomène qui ferait partie intégrante du milieu ?

La direction du Tour de France ne souhaite pas réattribuer les titres perdus par l’Américain. De toute façon comment faire ? L’affaire Festina n’aura finalement pas eu les effets escomptés puisque qu’il y eu de nombreux cas de dopage après 1998. On n’a pas tiré les enseignements du passé.

Aujourd’hui L. Armstrong semble être dans de sales draps. Lâché par ses sponsors, quelle attitude va-t-il adopter ? Parler ? Ou ignorer tout ce qui est dit et écrit à son sujet ?

Ce qui interpelle également dans les cas de dopage c'est la complicité médicale. Des médecins participent à la tricherie et mettent l’individu en danger. En outre, difficile à comprendre comment ces pseudos-médecins puissent avoir un « vélo » d’avance sur les médecins qui luttent contre le dopage.

Chill 

mercredi 17 octobre 2012

La Belgique met fin aux espoirs de l’Ecosse


Belgique – Ecosse ou l’occasion de poursuivre notre marche en avant vers le Brésil. Et reléguer l’adversaire du jour à huit longueurs. Après la belle victoire en Serbie il fallait éviter de tomber dans l’euphorie. Et être concentré à 100% pour ce match à notre portée. Pour l’Ecosse c’est déjà le match de la dernière chance. Un kilt ou double.

Le whisky écossais est plus connu que ses joueurs. Pas vraiment de star dans cette équipe mais beaucoup de joueurs rôdés au championnat anglais. L’équipe axe plutôt son jeu sur un engagement de tous les instants. Mais aujourd’hui l’Ecosse ne peut plus compter sur le talent d’un K. Dalglish.

Les diables ont pris le match en main. Ils ont été patients pour venir à bout de la muraille écossaise. Quelques cafouillages devant la cage de Mc Gregor ont failli tuer tout suspense, mais chaque fois un pied, une jambe permettaient à l’Ecosse de préserver ses filets inviolés. La possession de balle est nettement en faveur des Belges. Et pourtant, un superbe coup-franc de Maloney a failli refroidir tout un stade. Mais heureusement Courtois détournait le ballon qui prenait l’angle du but.

Les équipes regagnaient les vestiaires sur ce score vierge. Les Belges redoublent d’effort en seconde période alors que les Ecossais adoptent le contre. Et enfin à la 69ème K. De Bruyne adresse un centre génial au second poteau. C. Benteke s’élève au-dessus de deux défenseurs pour placer un heading gagnant (1-0). Le stade explose. Beaucoup de réalisme de C. Benteke habituellement critiqué pour son manque de concrétisation. Le joueur est en confiance sous la houlette de M. Wilmots. Les diables sont libérés et dans la foulée V. Kompany propulse un obus dans la cage de Mc Gregor. Un geste de pur attaquant : le dribble qui met son opposant dans le vent et une frappe sèche dans le plafond du but. Un but de grande classe pour le leader de l’équipe. Le stade saute, chante, danse et la communion avec les joueurs est totale. Une belle équipe qui régale ses supporters.
 
Chapeau enfin à M. Wilmots qui effectue ses changements suffisamment tôt pour permettre aux remplaçants de se mettre en évidence et modifier ainsi le cours du match. Il n’y a pas onze titulaires et des remplaçants mais tout un groupe concerné par l’objectif brésilien.

Rien n’est acquis mais la première place du groupe se jouera avec la Croatie. Avec 6 points de retard sur le duo de tête, la Serbie et la Macédoine doivent faire un carton plein et espérer un petit miracle pour se qualifier.



Chill

samedi 13 octobre 2012

Victoire convaincante de la Belgique en Serbie


Test d’envergure pour nos diables rouges dans cette campagne qualificative pour la coupe du Monde au Brésil. Dans l’enfer (?) de Marakana les Belges ont signé une précieuse victoire qui pourrait peser de tout son poids dans la conquête de la première place du groupe.

On a eu peur. On a frôlé le KO. En début de rencontre, les Serbes ont mis la pression et se sont créés plusieurs occasions franches. Les Diables perdaient la bataille du milieu de terrain. Et c’est là que les choses ont changé. Il y a moins d’un an ce début de rencontre aurait été fatal aux diables. Sous une pluie battante, nos joueurs auraient perdu pied dans ce stade «Mare-aux-canards». Et pourtant les Belges sont restés calmes et T. Courtois a réalisé les arrêts nécessaires dans les moments chauds. Dame chance avait choisi son camp.

Le coach fédéral semblait comme un poisson (mais une belle bête hein !) dans l’eau et profitait pleinement de cette drache nationale. Chemise trempée qui épousait les formes du sélectionneur et confirmait que Willy avait raccroché les crampons depuis un petit bout de temps. Alors que les Belges s’accrochaient à ce nul, l’éclair de génie vint des pieds de K. De Bruyne. Un centre parfait au second poteau trouvait la tête de C. Benteke. Sur ce qui constituait notre première occasion le néo-joueur d’Aston Villa plaçait une tête victorieuse et par la même occasion les Belges sur du velours. Ce but allait couper les « Serbes » sous le pied de notre adversaire. Les Belges regagnaient le vestiaire nantis de cette avance un peu flattée il faut le dire.

En deuxième mi-temps, le scénario s’est inversé. Même si les Serbes ont encore tenté de bousculer les hommes de Wilmots en début de période, la rencontre tournait à notre avantage. Cette suprématie se traduisait à la 68ème lorsque N. Chadli, très travailleur dans l’entrejeu, servait K. De Bruyne en profondeur. L’ex-joueur de Genk battait avec sang-froid le portier Serbe (0-2) et ouvrait une voie royale aux diables. Les Serbes étaient cuits. Le chaudron du Marakana se transformait en bain-marie pour les hommes de Sinisa Mihajlovic.

En toute fin de match K. De Bruyne cédait sa place à K. Mirallas. Il ne fallut que deux touches de balle au joueur d’Everton pour alourdir le score (0-3). La Belgique occupe désormais la première place du groupe ex-aequo avec les Croates vainqueurs en Macédoine. De quoi doper la confiance du groupe et recevoir l’Ecosse dans les meilleures conditions possibles.


Chill

jeudi 4 octobre 2012

Jelle Vossen retrouve logiquement les diables rouges


Jelle Vossen revient en forme. A tel point que Michel Lecomte a dans l’émission sportive «  La Tribune » du 1er octobre demandé l’opinion des journalistes et consultants présents : « le Limbourgeois doit-il être repris en équipe nationale ? ».

La question mérite d’être posée. Les avis étaient plutôt défavorables. Les arguments avancés par P. Albert et K. Fadiga touchaient à la mauvaise campagne de Jelle Vossen en Ligue des Champions. Le joueur n’aurait pas « explosé » en Ligue des Champions. Chacun son avis mais il me semble qu’on est beaucoup trop critique envers le joueur de Genk. Peut-on juger des qualités d’un joueur sur ses seules prestations en Ligue des Champions sachant que l’équipe de Genk a pris l’eau à plusieurs reprises ? Une défense souvent aux abois, un milieu de terrain incapable de conserver le cuir. Dans ces conditions que peut espérer un attaquant ? Je trouve que dans un contexte difficile J. Vossen a tiré son épingle du jeu. Il a quand même inscrit les deux seuls buts de son équipe dans cette campagne (face à Chelsea et Leverkusen). Et pas une seule réalisation comme on le sous-entendait sur le plateau de la Tribune.

Combien de joueur belge évoluant dans une équipe belge ont brillé en Ligue des Champions ces dix dernières années ? Anderlecht s’est fait balayer sur sa pelouse par Malaga, le soi-disant petit poucet du groupe. On est déjà content quand un club belge rejoint les poules de la Ligue des Champions. Et combien de fois un club belge s’est distingué dans cette phase de groupes? Beaucoup de Belges prestent en Angleterre mais combien dispute la Ligue des Champions ? P. Albert affirme qu’on a des attaquants plus forts que J. Vossen parmi les diables rouges. Peut-être. Mais avons-nous un attaquant qui s’érige actuellement comme titulaire indiscutable ? Certainement pas. J. Vossen  vient  quand même de se distinguer sur la scène européenne avec des réalisations face à Videoton et Bâle. Les attaquants dont parle P. Albert sont peut-être « potentiellement » plus forts mais cela reste à prouver.

Je rejoins donc plutôt l’avis de R. Beenkens.  Le Limbourgeois mérite de faire partie du groupe des diables rouges. Il n’a jamais démérité en équipe nationale apportant même un vent de fraîcheur alors que  l’équipe était en proie à des difficultés offensives. Combatif, doté d’une technique valable et d’une bonne frappe, le joueur affiche en outre une excellente mentalité. Et dans un groupe c’est capital. Là où la plupart des joueurs crient à tue-tête qu’ils veulent évoluer à l’étranger (avec pour certains de grosses désillusions), Jelle Vossen privilégie discrétion, patience et se montre respectueux du club qui l’engage. Il a également prouvé sa complémentarité avec Benteke.

Le coach national M. Wilmots l’a bien compris puisque J. Vossen fera partie du déplacement en Serbie.

 

Chill

samedi 8 septembre 2012

La Belgique s’impose 0-2 au Pays de Galles


Un match sérieux permet aux diables rouges de rentrer de Cardiff avec trois premiers points.

Un bon départ. Enfin aurait-on envie de dire. Cela faisait une éternité que les diables rouges n’avaient plus entamé une campagne qualificative par une victoire. Succès important car il conditionne la campagne, il apporte la confiance et met déjà une petite pression sur les battus de la première journée. Bien débuter c’est vital. Et ce n’est pas Borkelmans, coach adjoint, qui prétendra le contraire. Encore mieux quand la victoire est forgée à l’extérieur. La conquête du Graal passait par le Pays de Galles et les Diables ont assuré l’essentiel.

On sait que l’équipe belge pèse lourd. Financièrement parlant. Les clubs étrangers  s’arrachent nos diables à coup de millions d’euros. Des sommes qui donnent le tournis. La presse étrangère souligne le talent de nos joueurs qui s’illustrent dans leur club. Il était temps que ces éloges se traduisent en résultat concret au niveau de l’équipe nationale. Le match amical contre la Hollande aura bien été le déclic attendu. On sent les Belges soudés et concentrés vers un objectif : Brésil 2014.

Les Belges n’ont pas été étincelants mais aujourd’hui seuls les points comptent. Sans bien jouer la Belgique engrange. Pas de bévue individuelle qui peut ruiner une rencontre. Cela change d’un passé très récent. Même si une passe en retrait un peu juste de G. Gillet aurait pu faire ressurgir de vieux (?) démons.  Biens en place défensivement nos joueurs ont fait montre de patience pour percer le double-rideau défensif dressé par la bande à Chris Coleman. Et la délivrance est venue du front du capitaine V. Kompany sur un corner distillé par D. Mertens (41ème). Les Diables rentraient au vestiaire avec ce précieux avantage (0-1).

A la reprise le Belges ont conservé la maîtrise du ballon. Il fallait rester vigilant. Les Gallois n’ont été dangereux qu’à la 60ème sur un coup-franc de Bale que T. Courtois détournait avec brio. Dans les 10 dernières minutes K. Verthongen doublait la mise sur coup-franc. Un missile flashé à 112 km/h qui laissa le portier gallois pantois (82ème). Mention particulière pour D. Mertens qui s’affiche de plus en plus comme l’homme de la dernière passe. Le noyau belge est riche et les montées au jeu de Lukaku, De Bruyne ont été intéressantes. Il faut malgré tout rester prudent car les Gallois ont joué soixante minutes à 10. Le fougueux Collins marquait de son empreinte les tibias de G. Gillet. Sans conséquence heureusement.

Nouveau rendez-vous capital mardi prochain. Il faudra damer le pion à la Croatie. Un gros morceau. Mais à domicile il ne faut pas spéculer, juste viser la victoire. La Belgique peut débuter sa campagne par deux victoires. Comme lors de la campagne qualificative pour la coupe du Monde 1998 en France (victoire 2-1 face à la Turquie et 0-3 à St Marin).

 

Chill

samedi 1 septembre 2012

Eden Hazard éblouit Chelsea


Il aura fallu à peine trois journées de championnat pour qu’Eden Hazard mette les supporters de Chelsea dans sa poche. Neuf sur neuf avec des prestations remarquées du joyau belge. Impliqué dans 80% des buts de son équipe, Eden a fait parler son talent. Il est le coup d’accélérateur et la touche de génie qui faisaient défaut dans le jeu des Blues. La presse l’encense.  Oublié les quarante millions d’euros déboursés pour s’attacher les services du milieu de terrain.

Hazard n’a jamais douté de ses qualités. Il s’est montré efficace. Comme sa première interview en anglais : « very happy, first game, win, OK ». Le message est clair. Les envolées lyriques ce sera pour plus tard. Ce qui importe ce sont les prestations sur le terrain. Et là le joueur a déjà mis la barre très haute. Le plus dur reste évidemment à venir car il faudra confirmer. Les médias anglais peuvent être impitoyables. Et si le joueur aligne quelques prestations en demi-teinte, la presse aura vite fait de souligner son manque de rendement. Mais Eden sait tout ça et son allure décontractée lui permettra certainement de relativiser les éventuelles mauvaises « passes ».

Les comparaisons naissent. On compare Hazard à Gianfranco Zola. L’Italien a marqué l’histoire du club et les supporters. Pourtant G. Zola est arrivé à l’âge de trente ans dans le club londonien. E. Hazard n’est âgé que de 21 ans et a tous les atouts entre ses pieds pour faire mieux que son prédécesseur. Le Belge pourrait très bien être sacré joueur du mois en Angleterre alors qu’il n’en est qu’à son premier mois de compétition. Ce serait peut-être une grande première dans l’histoire du palmarès. Malgré son jeune âge il compte pratiquement le même  nombre de sélections nationales que G. Zola durant toute sa carrière avec l’Italie. Certes la concurrence n’est pas la même au sein de la Squadra Azzura. Mais les places pour intégrer le giron des diables rouges deviennent chères. La concurrence sera forte et des joueurs talentueux devront se contenter d’un statut de réserviste.

Les acteurs du foot aiment les comparaisons. Et la référence actuelle c’est Lionel Messi. Comparer l’ex-Lillois au Barcelonais ce n’est pas lui rendre service. Au même âge, l’Argentin comptait déjà une Ligue des Champions, deux titres de champion d’Espagne, deux Supercoupes d’Espagne. Il se classait également  3ème et 2ème au palmarès du Ballon d’Or France Football. Plus toute une série de récompenses en tout genre : Buteurs, passeurs et j’en passe. Lionel Messi est un extra-terrestre du foot. Ses statistiques donnent le tournis. Messi c’est l’homme des records. Eden Hazard a déjà conquis la France. Et il a plus d’un tour dans son sac de foot. S’il a traversé la Manche, c’est avec l’ambition de gagner des titres sur les plans collectif et individuel.

 

Chill

samedi 25 août 2012

Lance Armstrong : quand un a-stéroïde s’écrase sur le cyclisme


Lance Armstrong jette l’éponge. L’ancien coureur américain renonce à intenter un procès à l’agence antidopage américaine (USADA). Résultat : l’USADA suspend Armstrong à vie et pourrait lui retirer tous ses titres acquis depuis le 1er août 1998. On attend maintenant la réaction de l’UCI, l’Union cycliste internationale.

Malgré des soupçons de dopage alimentés par les déclarations impitoyables d’anciens équipiers, le Texan a toujours nié en bloc. Durant toute sa carrière, le coureur a fait face aux accusations de plus en plus vives. Aujourd’hui, Lance Armstrong nie toujours mais se dit fatigué par la pression que l’Usada lui impose et préfère abandonner le combat. L’Usada l’accuse de prise d’EPO, de stéroïdes et d’avoir eu recours à des transfusions sanguines.

L’histoire était trop belle. Tous les américains et les passionnés de sport avaient salué le courage du coureur qui avait vaincu un cancer des testicules en 1996. Après sa victoire sur la maladie, Amstrong effectue son retour à la compétition. Et de quelle manière ! Le coureur s’est forgé un palmarès incroyable en remportant notamment sept Tour de France. Sept maillots jaune pâle. A une époque où le peloton est gangrené par le dopage, les soupçons ne tardent pas à naître. On se souvient de «l’affaire » Festina en 1998. Un dopage organisé et médicalisé. L’équipe Festina se voit privée du Tour. L’équipe Festina a payé pour une bonne partie du peloton.

La lutte contre le dopage s’est renforcé. De grands noms du cyclisme ont été convaincus de dopage. Dans le désordre : Vinokourov, Rasmussen, Ullrich, Landis, Contador en passant par Museeuw. Et la liste est loin d’être exhaustive. Quel gâchis ! L’affaire Puerto en 1996 en remet une couche. Le sport espagnol est notamment pointé du doigt, mais l’Espagne n’a a pas voulu faire la clarté sur cette affaire.

Ces comportements ont sali un sport sur lequel pèsent toujours de lourdes suspicions. Malgré un engouement populaire jamais pris en défaut.

La saga Armstrong se termine. Triste fin de parcours pour l’Américain. Un mauvais film où spectateurs occasionnels et passionnés de cyclisme ont été dupés. Si durant l’hégémonie Armstrong, des coureurs ont tenté de pratiquer leur métier dans le respect des règles, ils sont malheureusement restés anonymes et dans l’ombre du « boss ». En ayant parfois dépassé les limites de la douleur mais avec la fierté d’avoir préservé l’éthique du sport. Mais combien sont-ils dans ce cas?

Si Armstrong est réellement privé de ses titres, la redistribution des trophées pourraient faire des heureux. Mais il va s’agir d’un véritable casse-tête. Sur quels critères ? Beaucoup de coureurs ayant trusté les places d’honneur ont été suspendus car convaincus de dopage. Certains sont passés aux aveux. Sans compter les récompenses comme le Vélo d’Or que le Texan a remporté à cinq reprises. Aujourd’hui le trophée pourrait être rebaptisé vélo d’ «or-mone » de croissance.

Quand on sait que des échantillons de sang et d’urine pourraient faire parler d’eux dans les prochaines années, certains tremblent déjà. Les tricheurs sont prévenus.
 
 
 
Chill

dimanche 12 août 2012

Premier triathlon encourageant pour Etienne Constant !


Le 5 août 2012, Etienne constant, 23 ans, disputait son premier triathlon au barrage d’Eupen. Deux formules s’offraient aux amateurs : un triathlon « promo » avec des distances dites courtes : 500 m de natation, 22 km en vélo et 7 km de course à pied. Etienne lui avait opté pour le semi-triathlon. Pour les non-initiés les distances à parcourir étaient les suivantes : 1,9 km à la nage, 84 km à vélo, et enfin 21 km de course à pied.  Affilié à l’Entente Sommenoise, club de 2ème provinciale namuroise, notre homme évolue au poste de gardien de but.

- Alors Etienne, peux-tu nous communiquer le résultat de ton premier triathlon ?

Mon résultat final est de 5h08'26". Je termine 148ème sur 274 classés. Il y avait 297 participants sur la ligne de départ. J’ai couvert les distances natation – vélo – course à pied en respectivement 39'31", 2h47'45" et 1h34'07".

- Es-tu satisfait de ta performance?


Etienne au sortir de l'eau .. le plus dur est passé !
Pour un premier triathlon, je suis satisfait de mon temps. Si je m'étais entraîné davantage en natation j'aurais déjà pu gagner au moins 5 bonnes minutes et je serais certainement sorti de l'eau moins fatigué. J'ai dû nager la distance à la brasse car je ne suis pas suffisamment entraîné pour le crawl. J'ai également perdu beaucoup de temps lors des transitions : 4 minutes pour la transition natation/vélo et 3 minutes pour la transition vélo/course à pied. Ma performance sur le vélo est conforme à mes temps d’entraînement (quand je m'entraîne sans enchaîner deux disciplines). Je n'avais pas vraiment d'objectif, n'ayant aucun temps de référence. Il s'agissait de découvrir la discipline et de voir si cela allait me plaire. Et c'est le cas!

- Comment expliques-tu ces pertes de temps au moment des transitions ?

J'ai été étonné d'avoir d'aussi mauvais temps lors des transitions. Je n'ai pas l'impression d'avoir trop traîné. Mais j’ai quand même cherché un certain confort de course : je me suis essuyé les pieds en sortant de l'eau, mis des chaussettes et j'ai pris un gel énergétique avant d'être sur le vélo. J'aurais pu le prendre en roulant. J'ai également changé de chaussettes avant d’entamer la course à pied. Tout cela explique ces pertes de temps.

- Comment t’es-tu préparé pour l’épreuve ?

J'ai suivi un programme d'entraînement qu’un coach m’a concocté. J'ai reçu un planning hebdomadaire. Je me suis entraîné 6 jours par semaine avec le lundi comme jour de repos. 2 séances de natation, 2 séances de vélo et 2 séances de course à pied par semaine. J'ai coupé ces entrainements début juin lorsque j'ai présenté mon TFE et mes examens. Après mes examens je n’ai plus respecté mon programme. De plus, j’ai beaucoup travaillé pendant le mois de juillet et les séances d’entraînement étaient beaucoup moins soutenues. Je me suis en effet contenté de faire des séances en endurance durant mes temps libres.

- As-tu fait des efforts au niveau alimentaire ?

Je n'ai pas fait de gros efforts. J’ai un peu réduit les mauvaises graisses comme les chips, sauces et confiseries en tout genre. Mais par contre, j’ai fait très attention au niveau boisson. Plus une seule bière après les entraînements de foot. Même après les matchs. Exceptionnellement une bonne Leffe. La journée, c'était de l'eau en permanence.

- As-tu pensé renoncer en cours d'épreuve ? Comment as-tu géré les moments difficiles ?

Abandonner je n'y ai jamais songé. Je ne pourrais pas abandonner. Je serais bien trop gêné de dire à quelqu'un qui me demande mes résultats que j'ai dû jeter l’éponge. Pour être honnête je dois reconnaître que la natation fut longue et pénible. J'étais content de sortir de l’eau. Le vélo s'est bien passé excepté la dernière boucle ou je n’ai pas été épargné par la pluie. J'ai perdu pas mal de temps dans les descentes. Je ne suis déjà pas trop à l'aise sur le sec en descente alors quand il pleut je suis en permanence sur les freins. En course à pied vraiment aucun souci. La pluie était toujours présente mais cela ne m’a posé aucun problème. Les spectateurs le long du parcours vous encouragent mêmes s’ils ne vous connaissent pas. C’est un soutien très motivant.

- Comment s'est déroulée la récupération?

Il n'y a pas vraiment eu de récupération. J'aurais dû aller rouler et courir à faible allure. Mais je me suis contenté d'aller marcher une heure le lundi et deux le mardi. Les jambes ont été "douloureuses" jusque mercredi.

- Natation, vélo, course à pied, laquelle de ces 3 disciplines est ton point fort ?

Sans hésiter la course à pied. J'adore courir. Je courais déjà un peu avant de me lancer dans le triathlon. Mais je ne suis encore nulle part et ma marge de progression est énorme dans les trois disciplines. Je vais devoir travailler la natation qui constitue actuellement mon point faible. 

- Et le prochain triathlon ?

Je n'ai pas encore fixé la date exacte de mon prochain triathlon. Ce sera probablement en avril ou mai de l'année prochaine. La saison de triathlon est pratiquement terminée. Si j'en ai l'occasion, je ferai peut être quelques courses à pied.

- Tes ambitions pour le futur ?

Je vais encore disputer un semi-triathlon voire plusieurs. Mon objectif est de réaliser des chronos de l’ordre de 4h30. Je vais donc m'entraîner en conséquence. Mais mon objectif principal est de terminer un Ironman soit 3,8 km de natation, 180 km de vélo et enfin le marathon (42,195 km).

- Des conseils aux personnes qui voudraient tenter l’expérience ?

Bien se préparer évidemment et ne pas avoir peur de se lancer. Il existe différentes distances qui permettent de gouter au triathlon sans trop se faire mal. On peut toujours se tester sur des triathlons « découvertes » : 500 m en natation, 20 km en vélo et 5 km de course à pied. Avis aux amateurs ?


Chill

dimanche 5 août 2012

Jonathan et Kevin Borlée en course pour une médaille olympique !


Les Borlée ont fait forte impression dans leur série du 400 m. Jonathan tout d’abord qui a nettement amélioré le record de Belgique détenu par son frère. De 14 centièmes s’il vous plaît, réalisant au passage la deuxième meilleure performance mondiale de l’année derrière l’Américain LaShawn Merritt. Du très lourd !
 
 
Un peu plus tard, c’est à Kévin de remporter sa série. Victoire aisée dans la manière tant le frangin a pu contrôler la course dans les 80 derniers mètres. Les Belges n’ont pas tout donné mais ont marqué les esprits, s’affirmant comme des candidats sérieux au podium. Briller en série, c’est encourageant mais l’objectif des deux frères reste bien entendu la qualification pour la finale. Performance déjà réussie aux championnats du monde à Daegu. Avec à la clé une médaille de bronze pour Kévin et une très belle 5ème place pour Jonathan.

Les places sont chères. Mais depuis le forfait malheureux sur blessure du grandissime favori LaShawn Merrit, vice-champion du monde en titre, la course est ouverte. Et tout peut arriver.

Les jumeaux sont décidés, affutés, concentrés. Prêts à en découdre avec les meilleurs en demi-finale. Et avec au bout du compte la performance attendue ! Les Borlée se qualifient pour la finale. Tout d’abord Kevin deuxième de la 3ème série en 44.84 et qualifié d’office. Enfin Jonathan, troisième de la 2ème série. Il faut croiser les doigts. Et bingo ! son Chrono de 44.99 fait de lui le deuxième repêché pour participer à la finale. Pour une poignée de centièmes ! Mais qu’importe. L’objectif est atteint et les deux frères sont en finale des JO de Londres. Surtout ne pas s’arrêter en si bon chemin. Après la qualification pour la finale, le podium est en point de mire. Les Borlée, en course vers un sacre. A un petit tour de piste. Plus que 400 mètres pour rejoindre le cercle très fermé des athlètes belges médaillés. Tout est maintenent possible.

Ce serait un exploit incroyable que de les voir monter sur le podium olympique. Et porter bien haut les couleurs du pays. Mais un exploit à portée de spike pour Jonathan et Kevin qui construisent leur carrière avec intelligence et ambition. Une récompense aussi pour le travail accompli. Sous la houlette d’un papa protecteur mais exigeant. Allez les gars ! Toute la Belgique vous soutient.


Chill

samedi 4 août 2012

La France se pare d’or aux JO


Les sportifs français brillent aux Jeux Olympiques de Londres. Avec un total de 19 médailles dont huit en or, la France occupe actuellement le 5ème rang des nations les plus titrées. Devant et intouchables, les Etats-Unis et la Chine. La France se positionne à une médaille d’or seulement du troisième rang occupé par la Corée du Sud.

Ce beau parcours, la France le doit avant tout à ses nageurs qui décrochent quatre victoires. Les triomphes de Camille Muffat, Yannick Agnel et la surprise Florent Manaudou dans les épreuves individuelles. Sans oublier la victoire du relais français dans le relais 4 X 100 m nage libre. Vous ajoutez la victoire attendue de l’impressionnant Teddy Riner en judo et de sa compatriote Lucie Decosse. Et enfin, deux autres titres dans la discipline Canoë Slalom grâce à Tony Estanguet et Emilie Fer. Voilà pour les médailles d’or.

Et la France est passée proche d’un autre titre sur la piste. En vitesse par équipes, le trio Bauge, D’Almeida, Sireau, doit laisser l’or aux Britanniques. Avec regret mais fair-play, les Français ont reconnu la suprématie des Anglais. Les sportifs français font preuve d’humilité et de classe dans la victoire comme dans la défaite. Comportement dont devrait s’inspirer la presse sportive française qui a la désagréable habitude de distribuer les médailles avant que les compétitions ne se disputent. Un peu plus de retenue ne serait pas superflu.

Le bilan français n’est pas définitif. Tsonga et Llodra joueront la finale en double avec l’assurance de décrocher l’argent. Benneteau et Gasquet disputeront la petite finale avec le bronze en point de mire. L’athlétisme pourrait également apporter des médailles à nos voisins avec notamment Lavillenie en saut à la perche. En VTT, Absalon tentera de décrocher sa troisième victoire aux JO après Athènes et Pekin. Ce qui constituerait une performance remarquable. Sans oublier les sports collectifs comme le handball et le basket. De belles satisfactions à venir …



Chill

jeudi 2 août 2012

Fabuleux Michael Phelps


Michael Phelps voulait faire tomber les records pour ses derniers Jeux Olympiques. Après une décevante 4ème place dans le 400 m quatre nages, l’américain a toutefois empoché une 17ème médaille dans sa carrière olympique. Le relais américain termine en effet deuxième derrière le relais français sur le 4 X 100 m nage libre.

L’albatros n’abdique cependant pas ! Son ambition : effacer des tablettes la gymnaste soviétique Larisa Latynina qui a remporté 18 médailles olympiques tout au long de sa carrière. L’Américain est certes moins dominateur mais il est toujours là. Qualifié pour la finale du 200 m papillon, sa distance de prédilection, l’américain a frôlé un nouveau sacre. Pour 5 petits centièmes ! En tête durant toute la course, M. Phelps a faibli dans les derniers mètres et perdu le titre à la touche au profit du Sud-africain Chad le Clos, âgé de 20 ans seulement. M. Phelps devra se contenter de cette médaille d’argent. A ce moment il égale le record de Larisa Latynina.


Mais l’Américain est un grand champion. Capable de se reconcentrer pour faire triompher le 4 X 200 m nage libre. Avec ses équipiers Ryan Lochte, Conor Dwyer et Ricky Berens, M. Phelps a pu conquérir sa 19ème médaille et surtout la première médaille d’or de ces Jeux. Soit la quinzième en or de sa carrière sur 3 olympiades. Phénoménal! Et par la même occasion les Américains ont pris leur revanche sur le relais français qui empoche malgré tout une nouvelle médaille d’argent.


La moisson de M. Phelps n’est peut-être pas terminée. Le nageur doit encore s’aligner sur le 100 m papillon, le 200 m quatre nages et le relais 4 X 100 m quatre nages. Affaire à suivre pour le nageur qui rejoint des légendes du sport telles que Roger Federer, Eddy Merckx ou encore Pelé.



Chill